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Méthode de calcul

Comment calculer le ROI d’un projet IA en PME

Nos hypothèses sont publiques. Un chiffre qu’on ne peut pas vérifier ne vaut pas la peine d’être lu.

Ce qu’on compte, et ce qu’on refuse de compter

Un calcul de retour sur investissement sur l’IA additionne souvent trois choses qui n’ont rien à faire ensemble : du temps gagné chaque année, un chiffre d’affaires supplémentaire espéré, et de la trésorerie débloquée une seule fois. Le total obtenu est spectaculaire et ne veut rien dire.

Nous comptons le temps récupéré, parce qu’il est récurrent et vérifiable. Nous comptons les jours d’encaissement gagnés, mais à part, parce que c’est un gain qui arrive une fois. Nous ne comptons pas de chiffre d’affaires additionnel : personne ne sait l’attribuer honnêtement à un outil.

Le temps récupéré

Point de départ : les heures répétitives réellement passées, par personne et par semaine. Multipliées par le nombre de personnes concernées et par 4,3 semaines, elles donnent le volume mensuel de l’équipe.

De ce volume, nous ne retenons que 40 % à 55 %. C’est la part que nous constatons comme réellement récupérée une fois le chantier livré : le reste résiste, parce qu’une tâche répétitive comporte presque toujours une décision humaine qu’il ne faut pas automatiser.

Cette part est bornée par le nombre de postes traités. Au-delà de trois postes simultanés, ajouter des chantiers ne gonfle pas le résultat : cela change seulement l’ordre dans lequel on attaque. La répartition entre les trois premiers suit 45 %, 35 %, 20 % : le premier chantier porte toujours l’essentiel du gain.

Ce que vaut une heure

Nous valorisons l’heure récupérée à 30 € chargés. C’est une base volontairement basse pour une PME française : elle inclut le salaire, les cotisations et les charges indirectes, sans marge commerciale. Une entreprise dont les profils sont plus qualifiés a un coût horaire supérieur, et le simulateur la laisse le corriger elle-même.

Pour rendre le chiffre lisible, nous convertissons les heures en journées de 7 heures. Une PME comprend mieux « trois journées rendues à l’équipe chaque mois » que « vingt et une heures ».

La trésorerie, comptée à part

Accélérer le cycle devis, facture, relance fait rentrer l’argent plus tôt. Le gain se mesure en jours d’encaissement, entre quatre et dix-huit selon la taille de l’entreprise : plus la structure est grande, plus il y a de délai à récupérer.

Ces jours sont convertis en euros en les rapportant au chiffre d’affaires quotidien. Le montant obtenu est un encours libéré, une fois. Il n’est jamais additionné au temps récupéré, qui lui revient chaque année.

Ce que cette estimation ne remplace pas

Une estimation faite en trente secondes à partir de quatre réglages reste un ordre de grandeur. Elle sert à savoir s’il y a matière, pas à décider d’un budget.

Le scan express, huit questions, resserre le calcul en tenant compte de vos outils et de votre maturité. Le diagnostic, lui, s’appuie sur une immersion : c’est le seul niveau où un chiffre engage.

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Quatre réglages, trente secondes, et le résultat s’affiche sans inscription.

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